Le doux temps des vacances étant dorénavant révolu, il m’est à nouveau donné l’opportunité de déverser ici le trop plein de joie si longtemps contenu derrière le barrage de l’oisiveté estivale.
Je reviens donc vers vous le cœur léger affin de vous procurez un agréable bonheur immédiat. En effet, amis lecteurs le temps du habal est de retour.
En guise de reprise, je me dois donc de fournir un article tout autant plaisant qu’instructif. C’est ainsi, qu’en suivant le cours de certaines pérégrinations épistolaires avec d’illustres comparses éclairés, dont l’anonymat sera préservé par soucis de bienséance, je vous propose une digression sur une certaine littérature arabo-islamique. Prenez tout de même soin de noter que celle-ci n’est qu’un exemple de ce « habal » tant affectionné par les âmes sensibles éprises d’humour extravagant.
L’exposé commencera donc par une présentation simpliste des :

Ces derniers étant écrits, comme vous avez pu le constater sur le document précédent, par un homme de toute beauté, le défunt et très photogénique guide suprême de la Révolution Islamique iranienne, l’Ayatollah Khomeiny, dont voici d’ailleurs une jolie représentation picturale.

Sachez chers lecteurs, que cette lecture vous transportera vers des sommets philosophiques encore inégalés. Toujours est-il que vous y apprendrez entre autre avec délectation l’art savant de la défécation ou encore celui non moins passionnant du nettoyage d’orifice urinaire. On se demande alors comment on a pu remettre en question l’apport universel prodigué par ce grand homme. En effet, ce dernier n’a-t-il pas mis en exergue l’origine même de la pensée humaine? Celle-ci passant comme de bien entendu par l’orifice anal. Il me semble en effet qu’un anus mal torché ne serait libéré le penseur des contraintes quotidiennes limitant ses circonvolutions intellectuelles.
Certes, il n’est pas certain que cela ait été le but premier de cet ouvrage, cependant comme dans tout mal il existe un certain bien (la réciproque étant tout aussi valable), il m’est plaisant de croire, toute chose égale par ailleurs, qu’une certaine vérité se cache derrière le mur contraignant des principes érigés par Khomeiny. Cependant, il est toujours possible de s’inscrire en porte-à-faux par rapport aux propos énoncés ici, et ce, en éructant tout simplement : « ou pas! ».
Passons maintenant si vous le voulez bien vers un autre classique en étudiant un texte plus politique. Ce dernier étant le très rare et magnifique petit livre vert Du général Mouammar Kadhafi.
Dans cet ouvrage inspiré du petit livre rouge de Mao il présente sa fameuse « Troisième Théorie Universelle ». Cette dernière étant la réponse du guide de la révolution aux problèmes que rencontre le monde moderne. Il est à noter encore une fois que l’auteur est lui aussi un guide révolutionnaire, à croire que notre arabistan chéri est en perpétuel mouvement. Certes, il est peut être, mais en orbite géostationnaire autour de ses propres aspirations. Mais ce n’est pas là notre propos. En effet, les sujets trop sérieux sont passablement ennuyeux et somme toute déplacés en ce lieu de palabres habalistiques.
Persuadé que l'unité Arabe ne peut se faire que par la volonté du peuple, il veut accompagner les masses vers le système qui leur permettra d'installer une réelle Démocratie et un véritable socialisme, le tout grâce a de grandes envolées lyriques, dont voici un petit échantillonage sauvage :
« Le parlement est l'absence du peuple »
« La maison de l'individu étant un de ses besoins fondamentaux, nul ne peut construire dans le but de louer »
« La femme est un être humain, I'homme est un être humain; il n'y a en ceci aucun doute ni divergence. »
« La femme mange et boit comme l'homme... »
« De ce fait, la femme est si inséparable de son enfant que son activité s'en trouve sérieusement réduite »
« L'homme, au contraire, ne conçoit ni n'allaite »
« Même lorsqu'elle émane d'une femme, I'idée selon laquelle les femmes exécutent de leur plein gré des travaux pénibles est une idée complètement fausse »
Amis lecteurs, je vous laisse être seuls juges de la puissance neuronale ainsi exposée. Toutefois, je ne serais terminer cette parenthèse épique sans ajouter une représentation photographique d’un des leaders politiques arabes les plus sexy de tout les temps.

L’honnêteté intellectuelle, si elle existe vraiment, nécessite que tout individu anormalement constitué s’extasie devant la superbe élégance « arabo-pimpesque » du personnage. En toute subjectivité, il me semble qu’il soit sublime.
En guise de conclusion à saveur sentimentale je me permettrais de citer humblement quelques vers du beau poète et dramaturge syrien Mohamed Al-Maghout.

« Pas de place pour moi ?
Mettez-moi dans la soute ou sur le toit
J’ai l’habitude, je suis un paysan
Je ne ferais de mal à aucune étoile je ne toucherai aux cheveux d’aucun nuage
Tout ce que je veux, c’est arrivé au ciel le plus vite possible pour mettre le fouet dans la main de Dieu
Puisse-t-il nous inciter à la révolution »